Il nous reste maintenant à aborder un point plus important quil ny paraît, au premier abord, mais qui peut servir si on veut tenter de situer la période de la guerre de Troie quelque part dans le temps.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>
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Si vous avez lu lIlliade et lOdyssée, vous navez pas été sans remarquer le style particulier de lépopée, la façon de sexprimer des personnages qui les composent ainsi que leur comportement, propres à dérouter lHomme de lépoque actuelle.<o:p></o:p>
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Bien sûr, là-dedans, il y a sans doute des formules poétiques et toutes fleuries qui furent ajoutées par la suite pour la beauté et la musique des vers. Mais oublions les « aurore aux belles boucles » et autres «semblable à un dieu » pour nous intéresser à lessentiel : on dirait que ces gens sont dun autre monde. Ils nous ressemblent extérieurement, mais ne réagissent pas comme nous le ferions nous et semblent toujours dire ce quils pensent et agir en conformité avec leurs pensées. Quand ils disent à quelquun quils laiment, cest quils laiment. Sils ne laiment pas, il le lui disent aussi. Sils ont envie dadresser des reproches, ils le font sans plus sembarrasser de savoir si le moment est bien choisi pour le faire ; et lautre en face, sans plus se démonter, les accepte sans animosité. Il ny a pas à dire : chez eux, il y a de la place pour la discussion sans violence ! Ils se battent certes, mais sans perfidie. Ils ne semblent pas haïr lennemi qui se voit bien souvent gratifié dune estime quon aurait du mal à comprendre aujourdhui. Ils ne semblent pas connaître les coups bas et les paroles quils prononcent apparaissent parfois déroutantes de « simplicité ». En connaissez-vous beaucoup, dhommes ainsi faits ? Moi je nen ai pas encore rencontré un seul !<o:p></o:p>
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Cependant, quelquun sort du lot : Ulysse. Pour le qualifier, un seul grand mot, « rusé ». Ah. Voilà Ulysse mis à part parce quil est rusé ! De nos jours, cest celui qui ne lest pas qui est à part En ce temps-là, on était donc pas « rusé », on ne voyait donc pas le mal quon pouvait faire à son voisin en utilisant telle ou telle méthode, on avait donc pas lidée dagir par perfidie par fourberie par tromperie, on employait encore pas le mensonge comme lusage en est largement répandu maintenant ? Et bien apparemment non. Cétait pas monnaie courante. Cest du moins ce quon peut en déduire si on lit bien. Jusquaux troyens qui, plutôt que de se méfier en voyant le cheval laissé par lennemi sur la plage, abattent carrément les murs pour le faire entrer dans la ville sans penser à linspecter dabord ! Voilà un comportement totalement incompréhensible pour les gens de notre époque. Dailleurs, le coup du cheval, cest Ulysse, parce que les autres ny auraient jamais pensé tous seuls. Et lennemi en face, le troyen, nayant pas lhabitude de ces façons de procéder, aurait été bien en peine de deviner quon allait lui faire un tel coup vache (qui, je dois lavouer, à lair pourtant simpliste à nos yeux !)<o:p></o:p>
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Et bien, ce nest pas que pour les besoins de luvre que tous ces gens sont ainsi, et si on a quelques connaissances, on se rend compte que les deux épopées nous parlent dune époque où tout le monde était comme ça. Cétait le modèle humain normal en ces temps. Ulysse est à part parce quUlysse présente une caractéristique qui viendra plus tard, avec un autre genre dHomme. Ulysse annonce une autre race, une autre ère, et il porte en lui le germe de lultime mutation dont nous sommes affectés aujourdhui. Mais expliquons-nous :<o:p></o:p>
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Notre monde vit, et il vit par grands cycles divisés chacuns en quatre périodes. Au cours de chaque cycle, nous avons ce quon appelle un âge dor au cours duquel linfluence du Mal est presque nulle. Le Bien domine. Les gens sentraident et sentendent à merveille. La guerre faut-il le dire, nexiste pas (ne haussez pas les épaules, cest très sérieux et très vrai).<o:p></o:p>
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Puis vient un âge dArgent où linfluence du Bien satténue quelque peu bien quil ny ait pas encore de guerres. Mais il y a déjà place pour la discorde. Ceci dit, lambiance reste bon enfant.<o:p></o:p>
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Vient alors lâge de Bronze au cours duquel apparaissent les guerres. Mais ce ne sont pas celles quon connaît. On se tue sans se vouloir du mal. On a pas encore la fourberie dans le sang. On ignore la ruse et la perfidie. En un mot, on est comme nos héros de lIlliade.<o:p></o:p>
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Cest enfin quapparaît lâge de Fer, lâge dans lequel nous sommes actuellement où le Mal a repris toute sa vigueur et où linfluence du Bien est quasi nulle (surtout pendant les 2000 dernières années de cet âge où toutes les forces du Mal sont déchaînées).<o:p></o:p>
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A la fin de cet âge, petit à petit, le Bien recommencera à croître et nous entamerons un nouveau cycle avec un nouvel âge dOr. Et ainsi de suite.<o:p></o:p>
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Nos héros de lIlliade et de lOdyssée appartiennent encore à lâge de Bronze. Sans doute cet âge tire-t-il à sa fin puisque des éléments annoncent déjà les Hommes de lâge de Fer. Mais cet âge de Bronze, il y a longtemps quil est fini ! Alors, les faits ne remontent-ils pas plus loin dans le temps quon ne le pense ? Je le crois. Et sils dataient du temps de lAthènes dont parle le prêtre de Saïs à Solon ? Cest tout-à-fait envisageable, savez-vous ? Après tout, toute la genèse de la Bible, les grandes épopées comme celle de Gilgamesh, le Mahabaratha, relatent toutes des évènements antédiluviens. Elles ont été transmises de génération en génération sans doute avec toutes les déformations que cela comporte, où alors, elles ont été perdues jusquà ce que quelquun les retrouve dans quelque écrit oublié et les remette au goût du jour en leur donnant leur forme définitive. Ainsi naissent les légendes.<o:p></o:p>
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