L'espace n'est pas le vide, comme il peut nous sembler l'être à nous autres, créatures minuscules, mais il est formé de masses de molécules d'hydrogène qui sont les étoiles et les planètes.
Pour une fois je vais me référer à la science (ça va tout-de-suite faire plus sérieux...) : on sait que la molécule d'hydrogène est le principal constituant de notre système solaire. J'ajouterais qu'elle l'est également pour les autres systèmes, les autres galaxies et que les univers entiers sont composés d'amas de molécules d'hydrogène.
Lorsque nous regardons le ciel, nous voyons donc au-dessus de nos têtes, une multitude de molécules avec de grands espaces entre elles. Mais pourquoi voyons-nous le ciel ainsi ? Tout simplement parce que nous sommes des êtres minuscules, bien trop minuscules pour saisir une vision d'ensemble. Je m'explique et vous comprendrez sans doute mieux où je veux en venir : imaginez-vous être un virus, mais alors, tout ce qu'il y a de plus petit, hein ? Et vous, virus, vous vivez tranquillement à une extrémité d'un corps humain et par une belle nuit, vous décidez depuis la belle et grande vallée dans laquelle vous vivez avec vos congénères (en l'occurence un pore de la peau) de contempler le ciel cette nuit, avec des amis. La nuit tombe enfin et tout le monde, émerveillé voit s'allumer des étoiles, reconnait des planètes, des constellations et même de lointaines galaxies ! Et voilà nos virus tous émus devant les merveilles de la création, se mettant à parler de Dieu et à envisager l'éventualité d'une vie intelligente dans l'univers en-dehors de la leur. Certains la nient absolument. D'autres ont entendu parler de gens venus parait-il, d'une vallée proche de la leur, mais personne n'a encore rien vérifié. Qui oserait d'ailleurs, s'aventurer si loin ?
Abandonnons cette petite histoire qui j'espère, vous aura plu en même temps qu'elle vous aura donné quelques éclaircissements. Vous aurez peut-être compris que l'homme n'est lui-même qu'une masse de molécules qui tournent très vite et que même s'il nous parait solide à nous, les autres humains, il ne l'est plus du tout pour une créature minuscule qui, levant la tête et nous regardant, ne pourrait contempler que ce que nous voyions nous-mêmes, en levant les yeux au ciel, car tout individu n'est qu'un ensemble de mondes dans lequel les planètes (donc les molécules) tournent autour de leur soleil.
A leur tour, les humains font figure de virus lorsqu'ils regardent le ciel car ils peuvent voir les espaces séparant les corps célestes (les molécules) les uns des autres. Nous savons, nous, que ce que voit le virus par la belle nuit d'été, n'est en fait qu'un homme car nous sommes nous-mêmes des humains ; mais l'homme ignore tout de ce que peut représenter dans son ensemble la minuscule, infime, microscopique portion de ciel qu'il contemple.
Vous avez la tête qui tourne ? Je m'en doutais. Mais revenons donc à l'espace. Dans certaines parties de l'espace, les molécules, donc les planètes, les étoiles, seront clairsemées, comme dans le ciel que nous voyons de la Terre. N'oublions pas que nous sommes à une extémité de notre galaxie. Si nous étions plus près du centre, nous aurions la voûte célestre absolument criblée d'étoiles au-dessus de nous avec pratiquement aucun vide entre elles parce que là, les molécules sont beaucoup plus denses. Cela nous ramène à faire une comparaison avec le corps humain, où les molécules sont clairsemées dans les endroits mous et où elles sont très denses dans les os par exemple.
Alors évidemment, avec les misérables engins préhistoriques dont nous disposons sur Terre, si nous étions amenés à nous déplacer à la vitesse d'un escargot entre les molécules du ciel, nous aurions l'impression de naviguer dans le vide absolu entre les planètes. Mais si le déplacement est effectué dans un vaisseau interplanétaire qui lui, navigue à une vitesse bien supérieure à la vitesse de la lumière que se passe-t-il ? Et bien nous avons tout bonnement l'impression de nous déplacer dans de l'élément liquide. Les E.T. parlent d'ailleurs de mer intersidérale, et non de vide intersidéral, car la vitesse à laquelle leurs navires se déplacent gomme tout espace entre les corps célestes et le "vide" prend alors la densité de l'eau.