Un illustre inspiré, pour ne pas le citer, a déclaré un jour que la religion est l'opium du peuple. Pour ce monsieur, sans doute, endormait-on le populaire avec des fadaises pour qu'il pense à autre chose qu'à la révolution prolétarienne...
J'ai un jour posé la question suivante à plusieurs athées fiers de l'être : dites-moi donc à quoi un athée peut se raccrocher en cas de terrible malheur, de façon à avoir la force de continuer ? Certains n'ont pas su répondre, d'autres m'ont dit que c'était leur foi en l'Homme, en l'avenir, qui les soutiendrait en pareil cas (?) Je me demande même s'ils s'étaient une fois posé la question ? Mais qu'on ne cherche donc plus pourquoi il y a tant de suicides aujourd'hui ! C'est là réaction normale de gens désespérés qui n'ont plus rien pour les soutenir étant donné qu'ils ne croient en rien.
Car celui qui croit, celui qui a la foi, peut importe laquelle, ne peut commettre l'irréparable, d'une part parce que sa religion lui interdira le suicide comme la plupart des religions, et d'autre part parce qu'il trouvera dans ce que lui a enseigné sa religion, la force de faire face aux malheurs, à la pauvreté, et à supporter la condition dans laquelle il est venu au monde de par son propre choix pour poursuivre son évolution et payer ses dettes.
Car l'Homme choisit la condition dans laquelle il naîtra. En fonction de ce qu'il doit faire et de ce qui lui reste à apprendre et à payer, il naîtra pauvre ou riche, heureux ou malheureux, en bonne ou en mauvaise santé.
Or donc, si quelqu'un qui ne croit en rien se révolte contre une condition qu'il a lui-même choisie comme devant l'aider à progresser, comment peut-il espérer retirer quelque fruit de cette expérience ? J'ai moi-même eu (et je continue à avoir) une vie plus que difficile dans tous les domaines, et je sais que telle devait être ma voie. Et je rue, comme tout être normal, quand je suis à la limite du supportable. Mais je sais que je retirerai des bénéfices quand cette vie parviendra à son terme et cela me donne le courage de continuer et je peux vous assurer que si mes certitudes ne m'avaient pas accompagnée tout au long de mon parcours, je me serais suicidée au minimum une centaine de fois.
Mais tout le monde n'a pas mes certitudes et justement la religion, par ses enseignements, est là pour soutenir l'individu dans ses différentes périgrinations sur Terre, pour lui inculquer la morale et des principes, et aussi pour faire sa joie de par l'espérance qu'elle amène. Car toute religion bien comprise ne peut être que source de joie et ne doit surtout pas prendre le visage qu'elle peut avoir quand ses principes sont détournés afin de servir de quelconques intérêts au détriment d'un peuple terrorisé ou d'une minorité réduite à moins que rien sous prétexte de se conformer à ce que prône ladite religion.
Les grands principes, que nous croyons dur comme fer, laïques, sont tirés de ce que nous a apporté la religion.
Je pense que la religion est nécessaire à tout être car il est dit que l'Homme ne vit pas seulement de pain. L'Homme a un besoin vital (et il ne s'en rend pas toujours compte) de spirituel et ce n'est pas en mangeant qu'il comblera ce besoin. Si l'Homme n'était qu'un être de chair, il n'aurait à faire face qu'aux besoins de la chair. Mais l'Homme est une entité habitant provisoirement un vêtement de chair destiné à lui faire remplir sur Terre une mission qu'il ne pourrait pas accomplir autrement. Et cette entité-là n'a rien à faire des besoins charnels : elle doit impérativement se nourrir d'autres choses apportées non par le boulanger mais par la religion, parce que jusqu'à maintenant, c'est tout ce qu'on a trouvé pour répandre un enseignement spirituel.
De tous temps, les Hommes ont eu besoin de religion. Il n'est pas vrai que la religion a été inventée pour l'endormissement et l'asservissement des masses. Si c'était le cas, ne croyez-vous pas qu'elle se serait éteinte depuis belle lurette ? Comment donc, expliquer que depuis que l'Homme est l'Homme, la religion est toujours là ? S'il pouvait s'en passer, ne pensez-vous pas que l'Homme aurait depuis longtemps coupé la tête à une idéologie perçue comme fausse et qu'il aurait définitivement secoué le joug sous lequel la religion est censée le tenir ?
Non, si la religion est toujours présente, c'est qu'elle répond à un réel besoin. Voyez d'ailleurs l'exemple des pays slaves d'où elle avait été chassée : elle y est revenue en force parce qu'elle y était réclamée.
Ce n'est pas la religion qui est mauvaise, c'est l'usage qui peut en être fait et ce qu'on fait en son nom. Ce sont des Livres à cent lieux de la Vérité, des prophètes et des Messies aux paroles déformées voire inventées. C'est aussi tous les mauvais prêtres de tout poil qui se sont succédés au cours des millénaires, uniquement occupés à renforcer leur pouvoir sur les peuples en dispensant des enseignements falsifiés à dessein de façon à laisser croire qu'eux seuls détenaient les clefs du paradis ou de l'enfer. Bien que je pense qu'il existe de bons prêtres, de bons rabbins, de bons imams, je dois avouer que je suis résolument anti-cléricale. Le christ d'ailleurs, enseignait qu'on pouvait tout-à-fait se passer du clergé et n'a jamais désigné de successeur susceptible de fonder une Eglise, ce qui aurait été paradoxal vu qu'il s'est toujours disputé avec les prêtres de son pays !
La plupart des enseignements d'origine des grandes religions sont maintenant perdus. Ceux qui nous restent et qui ont déjà été écrits initialement par l'homme qui avait vu l'homme qui avait vu l'ours, ont été traduits et retraduits à n'en plus pouvoir avec toutes les fautes de sens que cela comporte. Puis, selon les époques, on a décidé de ce qu'il fallait croire ou pas, et on a ajouté ou enlevé des textes, remplacé des mots par d'autres, enfin, on a remanié sans cesse les écritures, toujours dans la perspective de consolider le pouvoir grandissant d'un clergé dont il sait très bien lui-même qu'on pourrait se passer aisément de ses éminents services pour s'adresser à Dieu et que point n'est besoin d'intermédiaire entre le Créateur et ses créatures.
Et je vous laisse méditer une parole du prophète Mohammed tirée des hadiths : "Après ma mort, on me fera dire des choses que je n'ai jamais dites, comme cela s'est passé pour les autres prophètes".
No comment.
Il est une petite phrase que vous trouverez dans chaque bonne religion, citée maintes et maintes fois sous une forme différente, mais oh combien difficile à mettre en application. Si vous vous y conformez dans votre vie de tous les jours, si vous l'appliquez à tout ce qui vit sur Terre, non seulement vous êtes sur la bonne voie (je n'hésiterais pas à dire que vous friserez la sainteté), mais le monde entier verra enfin le bout du tunnel :
NE FAITES PAS A AUTRUI CE QUE VOUS NE VOUDRIEZ PAS QU'ON VOUS FIT ou si vous préférez : SOUHAITEZ POUR LES AUTRES CE QUE VOUS SOUHAITEZ POUR VOUS-MEME.
Ca n'a pas l'air, comme ça, mais...