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Dictionnaire non scientifique de réflexions et de connaissances personnelles à propos de métaphysique, de paranormal, de religion, d'ufologie etc... à l'usage des curieux.

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En attendant Noël...

 

Voici que Noël arrive. C'est le moment des histoires. Si vous aimez les histoires, prenez donc un moment pour lire celle que j'ai écrite il y a deux ans. C'est à peine une fiction, une histoire-qui-pourrait-être-vraie. Les deux personnages sont réels, les faits racontés, qui remontent à deux mille ans sont absolument vrais et peuvent être vérifiés par la consultation du document akkashique. Seuls les dialogues et la situation sont fictifs.

Voici donc : "une autre histoire de Noël".

Bonne lecture et joyeux Noël à tous.

 

L’Amiral secoua la tête d’un air de désapprobation, et se rejetta en arrière sur son siège en soupirant. Les écrans tout autour de lui, lui renvoyaient les images des mondes qui donnaient le plus de fil à retordre à l’Empire, des mondes malades sous surveillance permanente, mais sous surveillance éloignée du fait de la dangerosité de populations totalement égarées par l’ignorance ou par des croyances stupides dont leurs dirigeants de même nature qu’elles, s’en seraient voulus de les débarasser afin qu’elles puissent progresser. Décidemment, certains des mondes qu’ils avaient ensemmencés donnaient bien du souci, et quelques unes des races mises au point dans les labos ne semblaient pas si au point que cela !<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

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 Deux ou trois écrans montraient une petite planète bleue perdue au fin fond de l’univers sur lesquels on pouvait lire la date du point de vue indigène. Cette date, qui s’inscrivait en rouge –signe qu’il s’agissait-là d’une date exceptionnelle- il l’avait déjà vue de nombreuses fois depuis qu’il avait été nommé Grand amiral de la Flotte, mais comme il avait d’autres chats à fouetter qu’à s’occuper de cette planète, il ne se rappelait plus ce qu’elle signifiait.<o:p></o:p>

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Il décida donc de contacter le commandant de l’escadre qui avait en charge la surveillance du monde en question. Il s’approcha d’un écran et le visage grave du commandant apparut.<o:p></o:p>

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« Comment est la situation pour vous, commandant ? »<o:p></o:p>

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« Catastrophique, comme d’habitude, Monsieur » répondit ce dernier d’une voix résignée. « Je ne peux agir sans ordres et je crains le pire. Ils ont complètement dévié de leur route. Plus rien ne correspond à ce qui était prévu. On dirait des fous. Tous les efforts restent vains. A-t-on pris une décision en haut lieu ? »<o:p></o:p>

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« Elle est sur le point d’être prise. Votre rapport sera décisif. On l’attend. De vous dépendra le sort de ce monde. A propos… sur mes écrans, une date s’affiche en rouge. Rappelez-moi donc à quoi elle correspond ».<o:p></o:p>

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« Ah… oui, c’est Noël ici ».<o:p></o:p>

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« Noël ? c’est quoi Noël ? »<o:p></o:p>

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« Euh, sauf votre respect, Amiral, vous m’avez déjà posé la question plusieurs fois » répondit le commandant en se déridant. « C’est une très grande fête pour certains des indigènes de ce monde. Ils célèbrent la naissance de leur Sauveur, celui qu’ils appellent Fils de Dieu et dont ils croient mordicus qu’il  est mort pour racheter leurs péchés ».<o:p></o:p>

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« Vous avez un homme sur place en ce moment ? »<o:p></o:p>

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« Aucun Amiral. On attend les ordres ».<o:p></o:p>

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« Qui avez-vous envoyé la dernière fois pour qu’il rate pareillement sa mission ? »<o:p></o:p>

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« Un du commando des Elus comme d’habitude. Il s’appelle Emmanuel. Il en garde un si mauvais souvenir qu’il ne veut plus remettre les pieds ici. Il faut dire que ceux que nous avions délégués avant lui l’avaient été dans des conditions moins difficiles. Ils étaient tous venus dans des classes aisées et ont joui d’un certain prestige dès le départ. »<o:p></o:p>

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« Et pourquoi n’avons-nous pas recommencé la même chose ? »<o:p></o:p>

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« Les Sages ont été très mécontents des progrès réalisés parce que les indigènes des classes pauvres avaient tendance à ne rien écouter de ce que disait un individu issu d’une classe riche. Alors ils ont proposé un nouveau programme. Nos chercheurs se sont mis au travail pour rechercher le couple idéal au sein duquel naîtrait un enfant possédant les capacités requises afin que, le moment venu, notre homme puisse prendre possession de son corps et fonder une nouvelle religion destinée à remettre l’humanité dans le droit chemin. »<o:p></o:p>

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Le commandant marqua une pause, se demandant si l’Amiral était au courant de cette affaire. Mais comme l’Amiral avait l’air d’attendre la suite, il continua.<o:p></o:p>

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« On a choisi une jeune femme sans enfant, mariée à un charpentier. Les Sages avaient pensé qu’ainsi, les gens de basse extraction seraient plus inclins à suivre des enseignements dispensés par un des leurs. L’un d’entre nous est allé annoncer à cette femme qu’elle allait connaître un grand honneur car elle aurait un fils qui répandrait une nouvelle religion. Dans son ignorance, elle l’a pris pour un ange !<o:p></o:p>

Elle tomba enceinte mais dut fuir avec son mari pour échapper aux persécutions du roi du coin. Ils ont voyagé jusqu’à une ville du proche-orient, et comme ils ne trouvaient pas de logement, la femme a accouché dans l’étable d’un caravansérail. »<o:p></o:p>

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« Et vous, que faisiez-vous pendant ce temps ?  N’auriez-vous pas pu les surveiller davantage afin qu’elle accouche dans de meilleures conditions ? » dit l’Amiral un peu surpris de la légèreté avec laquelle l’affaire avait été menée.<o:p></o:p>

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« Mais nous les suivions ! » rétorqua le commandant un peu vexé. « Nous étions prêts à intervenir si les choses se passaient mal. D’ailleurs, nous avons envoyé à terre trois membres d’équipage qui se sont rendus à l’étable. Ils nous ont rapporté que le vaisseau avait été aperçu par les locaux et qu’ils l’avaient pris pour une étoile ! »<o:p></o:p>

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« Et après ? »<o:p></o:p>

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« Et bien nous avons suivi l’enfance du petit garçon, puis son adolescence. Il était assez querelleur et il y a eu des frictions avec les prêtres. Une fois adulte, il a voyagé loin de chez lui jusqu’en Orient où on l’a aidé à mettre au point une religion pour les peuples d’Occident. C’est au cours de son séjour dans un pays appelé Tibet qu’a eu lieu la transmigration et que notre homme prit la place du premier occupant du corps. Alors celui-ci est retourné dans son pays d’origine et s’est entouré de gens pour l’aider à répandre la nouvelle religion. »<o:p></o:p>

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«Tout aurait dû marcher alors ? » s’étonna l’Amiral qui s’en voulait de ne pas s’être documenté davantage avant de parler au commandant. Quelle impression ne donnait-il pas de lui en avouant pratiquement son ignorance !<o:p></o:p>

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« Oui, tout aurait pu très bien fonctionner si le premier occupant du corps n’avait pas été aussi querelleur en attaquant toujours les prêtres de front ! Et ils s’en sont souvenus ! Alors ils ont monté tout un truc pour le faire arrêter et ont manipulé ceux qui étaient chargés de l’affaire pour être bien sûrs qu’il n’en réchapperait pas. »<o:p></o:p>

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« Mais il fallait intervenir ! » s’exclama l’Amiral qui croyait rêver.<o:p></o:p>

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« C’est ce que nous avons pensé faire dans un premier temps. Puis nous nous sommes ravisés car nous avons estimé qu’en l’abandonnant à son sort, cela aurait plus d’impact sur la population et que la nouvelle religion ne pourrait qu’en bénéficier. Mais notre homme s’attendait à tout sauf à cela, persuadé qu’il était de notre intervention pour le sauver. Nous l’avons récupéré complètement traumatisé et comme nous n’avons pas pu l’empêcher de parler aux nouveaux membres du commando, il n’y en a plus un qui veut y aller ! Il nous en veut, ça c’est sûr ! »<o:p></o:p>

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« Et cette religion, alors ? Il a eu le temps de faire ce pourquoi il était venu ? »<o:p></o:p>

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« Oui il a fait des adeptes, de plus en plus. Malheureusement, une fois de plus il s’est trouvé des individus pour modifier ses enseignements en vue de servir leurs buts personnels. Les prêtres décidèrent même d’engager des écrivains pour écrire un livre racontant les évènements survenus des dizaines d’années auparavant, en utilisant autant que possible les légendes transmises oralement. On laissa de côté tous les écrits trop contradictoires ou trop près de la vérité et au fur et à mesure, année après année, on modifia inlassablement tout ce qui n’allait pas dans le sens voulu. Et on publia finalement un livre qui n’enseignait plus du tout ce qu’avait enseigné notre homme, mais dont le but était de renforcer le pouvoir du clergé en maintenant les gens dans l’ignorance et la peur ».<o:p></o:p>

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l’Amiral demeurait pensif… « La mission a donc échoué ? » finit-il par articuler.<o:p></o:p>

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« Je crois qu’on peut le dire, Monsieur » rétorqua le commandant. « Croyez-vous que nos Sages prendront la décision de renvoyer à nouveau quelqu’un, ou faudra-t-il intervenir nous-mêmes ? »<o:p></o:p>

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« La décision me parviendra dès que les Sages auront votre rapport, commandant. Elle sera applicable immédiatement, quelle qu’elle soit. Préparez les membres du commando à l’idée que nous pourrions avoir à nouveau besoin de l’un d’entre eux et dites à vos chercheurs de commencer leurs investigations. » L’Amiral marqua une pause.<o:p></o:p>

« Envisagez également la possibilité d’un nettoyage complet de la surface de la planète au cas où nous devrions repartir à zéro ».<o:p></o:p>

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« J’obéirai aux ordres, Monsieur, mais si je puis me permettre, je pense que… »<o:p></o:p>

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« Pensez tout haut tant que vous y êtes. Toutes les propositions sont les bienvenues au point où nous en sommes et si il y en a un qui doit savoir de quoi il parle, c’est bien vous ! »<o:p></o:p>

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« Je pense que nous devrions leur donner encore une chance. Beaucoup d’indigènes sont maintenant prêts à entendre certaines choses, bien plus qu’ils ne l’étaient la dernière fois et nombreux sont ceux qui attendent ».<o:p></o:p>

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« Qui attendent ? Ils attendent quoi ? »<o:p></o:p>

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Le commandant eut l’air vaguement gêné. Il se racla la gorge et continua.<o:p></o:p>

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« Avant de partir la dernière fois, Emmanuel n’a rien trouvé de mieux à leur dire qu’il reviendrait. Oui je sais qu’il aurait mieux fait de se taire, mais il ne pouvait pas leur dire la vérité. Ces gens n’avaient pas la possibilité de comprendre. Mais ça a eu un tel impact sur eux qu’ils attendent son retour et mieux encore, ils s’attendent à le voir sous le même aspect ! »<o:p></o:p>

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« Sottises ! » grommela l’Amiral en haussant les épaules. « Ils n’ont donc gardé aucun souvenir de ce qu’ils leur a enseigné ? »<o:p></o:p>

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« Non Monsieur, ils n’ont pas gardé grand-chose apparamment, puisque les enseignements ont été complètement trafiqués ».<o:p></o:p>

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«Envoyez votre rapport immédiatement, commandant, et faites part de vos commentaires ; on arrivera peut-être à sauver la situation une fois de plus. Il ne nous reste plus qu’à attendre. Vous avez envoyé des patrouilles ? Quelle est la situation chez vous ? »<o:p></o:p>

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« Les patrouilles font leurs allées et venues. Les indigènes comme d’habitude, ne se doutent pas qu’ils sont observés. La nuit est tombée et la chrétienté s’apprête pour sa grande fête. Ailleurs, on se bat, on souffre, on meurt. Le train-train habituel, quoi ! Je vous tiendrais au courant de ce que me rapporteront nos observateurs ».<o:p></o:p>

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La communication s’interrompit.<o:p></o:p>

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En bas, la petite planète brillait, brillait tellement de ça se voyait de haut. Le commandant décida de zoomer sur une ville occidentale, puis sur un quartier de cette ville, puis sur une maison toute illuminée. Il vit le sapin, la crèche, les cadeaux sous l’arbre et tout le monde semblait heureux. Il fallu bien qu’il se l’avoue : il trouva tout cela charmant et très joli. Il contempla la famille attablée et secoua la tête : « ce sont encore des enfants…. Même les adultes sont des enfants…Un père ne peut-il pardonner à des enfants ? Ils ont sans doute besoin d’une correction, mais ils ont surtout besoin de nous…. »<o:p></o:p>

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Et tournant le dos à l’écran, il se mit en devoir de faire son rapport.<o:p></o:p>

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