Je ne sais plus quel philosophe, à l'aube de la guerre de 14-18, a dit : "nous autres civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles". Je me demande encore s'il a mesuré toute l'étendue de ses paroles... Sans doute faisait-il référence aux diverses civilisations de l'antiquité et de la haute antiquité dont il nous reste des traces plus ou moins conséquentes. A-t-il un instant songé à celles qui ne relèvent plus que de la légende ? Rien n'est moins sûr.
Si la science voulait bien ne plus mettre au placard toutes les découvertes qui viennent contrarier des théories fausses, mais semble-t-il, établies une fois pour toutes, si on voulait bien nous parler de tout ce qui est mis au jour, de tout ce qu'on a trouvé et qu'on écarte soigneusement parce qu'on ne peut pas l'expliquer à moins de remettre absolument tout en cause, je pense qu'on aurait suffisamment d'éléments en main pour prouver non seulement l'existence des grandes civilisations antédiluviennes, mais aussi une présence de l'Homme sur Terre considérablement plus ancienne qu'on ne l'a crû jusqu'ici.
Certains esprits forts ne manqueront pas de faire remarquer que si ces civilisations avaient réellement existé, on en trouverait des traces. D'une part, ils ignorent totalement que la science nous cache beaucoup de choses, comme je viens de le dire, et d'autre part, encore faut-il vouloir voir les preuves qui sont sous nos yeux ! Nous possédons sur Terre, un tas de constructions cyclopéennes que nous attribuons à tort, au savoir-faire de tel ou tel peuple alors qu'elles sont la preuve vivante de civilisations d'un autre âge, les peuples auxquels on les attribue ayant bien été dans l'incapacité totale d'ériger de pareils monuments avec les moyens rudimentaires qu'on leur connait.
Il ne faut pas oublier non plus qu'au cours des âges, des forces que je qualifierai de maléfiques, ont toujours tenté d'éteindre la connaissance. C'est ainsi que nous avons eu droit à énormément d'incendies volontaires de bibliothèques de par le monde. Dans une certaine bibliothèque de l'antiquité, étaient conservés parait-il des ouvrages datant d'avant le déluge ! Si ce n'était des originaux, on peut penser qu'il s'agissait de copies, mais enfin, le texte était là. Combien de preuves n'aurions-nous pas eu en main si tous ces livres nous étaient parvenus ! Et songeons à toutes les oeuvres dont nous possédons la référence par les auteurs de l'antiquité et qui sont perdues à jamais... De quoi ne nous auraient-elles pas parlé ?
Gondawana, la Lémurie, l'Atlantide, toutes ces grandes civilisations ont réellement existé, atteignant chacune le plus haut degré technique et scientifique qu'elle pouvait atteindre, en même temps que s'abaissait son niveau moral. Lorsque l'Atlantide (ce n'est pas son vrai nom. Atlantide est un nom qui a été donné par la suite pour qualifier ces terres disparues), s'est définitivement enfoncée sous l'océan, son degré de civilisation était supérieur au nôtre actuellement, avec tout ce que cela comporte comme avancées techniques. Tout ce que nous croyons aujourd'hui, avoir inventé, l'Atlantide le possédait déjà.
Et à chaque fois, dans ces grandes civilisations, l'Homme n'était pas le même. Dans les deux premières races, l'être humain n'avait aucun rapport avec l'Homme que nous connaissons aujourd'hui. Il était totalement différent d'aspect. Son intelligence était toute relative, bien que légèrement plus élevée dans la deuxième race et les sexes n'étaient pas séparés. Ils ne le furent que dans la troisième, en même temps que s'amélioraient les capacités intellectuelles. Les Lémuriens constituèrent la quatrième grande race humaine, mais cette race n'entendait rien aux choses spirituelles. Cette civilisation fut engloutie sous les eaux. Ils furent remplacés par les Atlantes, la cinquième race qui est encore la nôtre, des as en matière scientifique, à tel point qu'ils se firent sauter avec une bombe atomique et envoyèrent ainsi leur continent par le fond.
Ce n'est pas à la nature ou à la providence qu'il faut attribuer cette évolution qui n'a rien à voir avec la théorie de Darwin, mais bien à nos créateurs qui ont implanté successivement ces races différentes en cherchant à chaque fois à améliorer ce qui n'allait pas, qui freinait l' évolution ou qui faisait que les capacités de la race en question ne lui permettaient pas d'aller plus haut.
Il est dit qu'à un déluge par le feu, succède un déluge par l'eau, et ainsi de suite. Car c'est par un déluge que finissent toutes les civilisations, et c'est ainsi que la nôtre finira car au bout d'un temps donné, la Terre fait peau neuve en se débarassant de tout ce qui vit à sa surface. Et tout est englouti si profondémment qu'après la catastrophe on ne retrouve généralement plus aucune trace. Ne reste que le souvenir dans la mémoire des rares survivants, qui s'estompera de génération en génération pour laisser place à la légende. Ces survivants, rendus à moitié fous de terreur, et atteints par les radiations dans le cas de l'Atlantide, se réfugieront sur des terres épargnées ou la vie reprendra petit-à-petit et feront repartir une sous-race portant les traces de profondes modifications par suite de mutations. Mais, les moyens techniques n'existant plus, le savoir se perdra au fur et à mesure que les plus anciens rescapés mourront. Recommencera alors la vie sauvage, puis une ébauche de civilisation jusqu'à ce que, les siècles passant, l'intelligence humaine redécouvre tout ce qui existait déjà dans un passé désormais totalement oublié, en s'extasiant à chaque fois des progrès de la science.